Le garage d'abord
Starfobar, c'est Chris. Un garage à Lyon, plus de dix ans de préparations, et une communauté de 232 000 personnes sur Instagram qui suit ce qui s'y passe. Drift, street, race, classic — quatre univers qui cohabitent sous le même toit, ce qui est rare. La plupart des garages choisissent un camp.
C'est ce mélange qui a donné la structure de la collection. Je n'ai pas cherché un thème : je suis parti des voitures. Chacune avait déjà son identité, ses couleurs, son histoire. Il fallait juste les transposer.
Pourquoi une vraie bombe, et pas une réplique
Chaque sculpture part d'une bombe de peinture aérosol qui a réellement servi.
Pas d'une réplique, pas d'un moulage : une bombe vidée, récupérée, qui a peint quelque chose quelque part avant d'arriver à l'atelier.
C'est une contrainte plutôt qu'un confort. Une bombe usagée est cabossée, rayée, parfois corrodée. Chacune arrive avec ses accidents, et il faut composer avec — c'est ce qui rend deux pièces d'une même série irréductiblement différentes.
Je sculpte des bombes depuis le début de mon travail. C'est l'outil de base de la culture dans laquelle j'ai grandi, et un objet qu'on jette systématiquement une fois vide. Le figer, c'est arrêter un geste qui, par définition, ne dure pas — et donner une deuxième vie à un objet qui n'en avait pas.
Le rapprochement avec la culture auto n'était pas évident au départ. Il l'est devenu très vite : ce sont deux mondes qui parlent le même langage. La livrée d'une voiture de course et un mur peint, c'est la même chose — un support qu'on couvre pour dire quelque chose. Et dans les deux cas, on ne jette pas : on répare, on transforme, on prolonge.
Les quatre séries
Chaque série correspond à une voiture du garage.
- Propaganda — la BMW Série 1, l'univers le plus brut. Rose fluo, codes graffiti, rien de policé.
- Racing — la BMW E36 drift, bleu blanc rouge, esthétique paddock et sponsors techniques.
- Old School BMW — la E28, navy et liseré doré. La série sleeper : discrète dehors, préparée dedans.
- Starfobar Série — la E30, rouge et blanc, hommage aux livrées de course des années 80.
Vingt-cinq exemplaires chacune. Pas vingt-six.
Comment elles sont faites
Chaque sculpture est fabriquée à la main dans mon atelier de La Gaude, dans les Alpes-Maritimes, à partir d'une bombe de peinture aérosol récupérée. Le processus prend plusieurs jours par pièce : purge, nettoyage, découpe, déformation, travail de la résine, finition, socle, signature, numérotation.
Ça veut dire que deux pièces d'une même série ne sont jamais rigoureusement identiques. Une nuance de teinte, une bulle, un reflet qui prend différemment. Je ne cherche pas à corriger ça. C'est ce qui différencie une pièce travaillée à la main d'un objet sorti d'une chaîne.
L'événement des 4 et 5 juillet 2026
La collection a été présentée pour la première fois à l'événement Starfobar Édition 04, sur un corner dédié, les 4 et 5 juillet 2026.
Les quatre séries y étaient exposées et vendues sur place, à côté des voitures qui les avaient inspirées.
C'était la première fois que je voyais les pièces dans leur contexte d'origine — pas sur une étagère d'atelier, mais à trois mètres de la E30 qui avait donné la Starfobar Série. Beaucoup de gens sont repartis avec une pièce ce week-end-là.
Il en reste. C'est pour ça que cette page existe.
Ce qui reste
Les pièces encore disponibles sont numérotées, signées, et livrées avec leur certificat d'authenticité. Une fois les cent parties, il n'y aura pas de réédition. Ni sous ce nom, ni sous un autre.
Une pièce unique XXL a été réalisée pour le garage de Chris. Elle n'a jamais été mise en vente et ne le sera pas.